à l'écoute de la maternité
 
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 Récit de la naissance de Jaya

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carelle
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MessageSujet: Récit de la naissance de Jaya   Lun 1 Déc 2008 - 1:55

Notre belle Titenarikote est là depuis maintenant 15 jours, et je pense qu'il est temps pour moi de mettre noir sur blanc les évènements de cette journée du 8 juillet... Ca ne va pas être facile mais je vais tâcher de le faire au mieux.

Tout commence le 7 juillet. C'est un lundi. J'ai attendu, espéré toute la journée que les choses se déclenchent. Je suis à 3 jours du terme, et mes parents partent en pélerinage à Lourdes le lendemain matin très tôt. J'aimerais tant qu'ils puissent voir mon bébé avant leur départ. Ils ne reviendront que le dimanche soir... Je commence à me dire que finallement Tinariko attendra peut-être le retour de ses grands-parents pour arriver. Je me fais une raison. Je vais dépasser le terme, c'était d'ailleurs mon angoisse, la seule, tout au long de cette grossesse.

La journée se passe, j'ai quelques contractions, comme tous les autres jours. Je passe la soirée devant la télé avec Patrice. Toujours quelques contractions, mais rien de douloureux, enfin pas plus que les autres jours... Nous allons finallement nous coucher vers 1h du matin, après avoir regardé Grey's anatomy. En me mettant au lit je me dis que quand même ça fait un peu mal.

La nuit sera courte. Je m'endors, mais des contractions me réveillent environs toutes les demies-heures. Ca tire dans mon ventre. Je me rendors entre les contractions. Elles ne sont pas trop douloureuses. Et puis finallement elles se déplacent dans les reins, je n'arrive plus à dormir, et de toute manière la position allongée est inconfortable. J'ai bien essayé de me mettre sur le coté, de me plier, de me tendre... ça ne soulage pas les douleurs dans mes reins. Je décide de me mettre assise. Je vais chercher des bd et je m'installe en tailleur dans le lit. Il est 5h du matin. Les douleurs s'intensifient, un coup dans le ventre, un coup dans les reins. Je commence à me dire que peut-être c'est aujourd'hui que le bébé va arriver.

A 6h, n'y tenant plus, je vais prendre deux spasfons, et je me plonge dans un bain bien chaud. Ca devrait faire accélérer la dilatation, et théoriquement soulager un peu mes douleurs. Il y a une horloge dans la salle de bain. Pour la première fois je vais pouvoir regarder quel est l'écart entre les contractions. En rentrant dans le bain elles revenaient toutes les 15 minutes, une heure plus tard quand je suis sortie du bain elles étaient là toutes les 6-7 minutes. Mais le bain n'a pas soulagé les douleurs. Elles sont même plus intenses.

Il est donc 7h, j'estime qu'il est temps d'éveiller Patrice. Je me met à 4 pattes à chaque contraction, ça me soulage un peu. Je réveille donc Patrice, lui disant qu'il faut qu'il s'occupe des filles et qu'il m'enmène à l'hopital. Me voyant à 4 pattes essayant de maitriser ma respiration, il réalise que ça presse.

A 7h30 les filles sont habillées, et confiées aux voisins (merci à eux!). Pour la petite anecdote, Eloa quand Patrice l'a réveillée, lui a marmonné "mais papa, y a pas école aujourd'hui, c'est les vacances..." Elle a mis du temps à comprendre que c'est le bébé qui arrivait. Bref, il est 7h30 et nous partons à l'hopital. Je n'en peux déjà plus, les contractions sont devenues super douloureuses, et se situent plus dans les reins que dans le ventre... A l'arrivée à l'hopital, les contractions se sont encore raprochées, c'est toute les 5 minutes maintenant.

On arrive doucement au deuxième étage, c'est là qu'est la maternité. J'ai très mal. On s'arrète à chaque contraction et je m'appuie sur Patrice. On sonne à l'entrée du service. Une dame qui faisait le ménage dans le couloir va chercher quelqu'un. En attendant je m'assied sur une chaise devant la porte. Et on attend. Personne n'arrive. Patrice ressonne, et finallement on vient nous ouvrir. Une sage-femme blonde nous accueille avec une élève puéricultrice (j'ai oublié leurs noms) et nous installe dans la salle de monitoring. Elle m'envoie aux toilettes faire pipi dans un gobelet en plastique. C'est la porte juste à coté, heureusement! Là je perd le bouchon muqueux. C'est donc à ça que ça ressemble? C'est mon troisième accouchement, et pourtant je n'avais jamais vu le bouchon muqueux... C'est pas très appétissant. Pendant que je suis aux toilettes j'ai trois bonnes contractions. Je retourne dans la salle de monito où la sage-femme et Patrice m'attendent. Elle me demande si j'ai eu une contraction quand j'étais aux toilettes. Non, j'en ai eu trois. Ha!

Elle me branche au monito, puis elle vérifie mon col. Je suis à trois! C'est comme si elle m'avait annoncé la fin du monde! Seulement trois... J'ai si mal, et les contractions sont maintenant si rapprochées! Je pensais en être bien plus loin que ça. J'ai seulement gagné un malheureux petit centimètre... Tant pis, je demande la péridurale à la sage-femme. Je lui demande aussi si je suis obligée de rester sur le lit, elle m'autorise alors à me lever. Tant que ça capte les contractions et le bébé c'est bon pour elle. Je me met debout à coté du lit, et je m'appuie sur le lit, me pliant en deux à chaque contraction. Maintenant elles sont à la fois dans le ventre et dans les reins. J'ai un mal de chien, je pensais que je pourrais gérer, je connais pourtant les douleurs, mais là le cumul du ventre et du dos.... Je perd pied. Elle me fait la prise de sang et me dit que dès que les résultats seront là j'aurais ma péri. Ouf! J'ai dû me rassoir sur le lit pour qu'elle me pique. J'y resterais, incapable de bouger. Elle m'aide à me concentrer quand les contractions arrivent, ça me fait du bien. Je balance mon bassin de droite à gauche, ça ne me soulage pas, mais j'imagine que ça doit aider le bébé à descendre dans le bassin. Après la prise de sang elle s'en va. Nous restons là, moi branchée au monitoring, et Patrice impuissant face à ma souffrance. Je me rend compte que je gère très mal la douleur, pourtant je fais du mieux que je peux. Le temps passe lentement, rythmé par les contractions. Je devais rester 1/2h, mais la demie heure est passée et je suis toujours branchée. Je sonne. Ca fait 3/4 d'heure, et en plus ça ne capte plus les contractions. C'est l'élève puéricultrice qui vient, je lui dis que ça ne capte plus. Elle repart, puis revient pour me dire que c'est pas grave, elles ont se qu'il faut. Et elle repart à nouveau, me laissant avec mon monitoring inutile.

Finallement la sage-femme vient me débrancher, et me propose de passer en salle de prétravail, où je pourrais aller sous la douche. Je lui demande si je peux avoir un ballon en plus de la douche. Elle m'installe. Me voilà sur le ballon, faisant "rouler" mon bassin, me passant de l'eau chaude sur le ventre. Ca fait du bien au ventre, mais ça ne soulage pas du tout le dos... Pendant que je suis sous la douche Patrice est parti acheter le journal, il s'occupe comme il peut. Moi j'essaye plusieurs positions, et je fini par me retrouver à 4 pattes, le torse sur le ballon, la douche coulant sur mes reins. Changer de position a été très dur, j'ai l'impression que la douleur ne part pas complètement entre les contractions. Elles sont si rapprochées! J'ai l'impression que ça pousse! Il va falloir que quelqu'un m'aide, le bébé va arriver. Je sonne. Une femme que je n'avais pas encore vue vient et me demande ce qu'il y a. Je lui dis que le bébé va arriver. Elle part chercher la sage-femme, puis revient. Je suis toujours à 4 pattes, incapable de me relever toute seule. Elle m'aide, me sèche succintement, et nous partons en salle d'accouchement.

C'est la salle que nous avions visitée, avec une super table qu'on peut moduler comme on veut. On peut même accoucher accroupie, suspendue, bref, c'est le top du top. Je suis heureuse d'avoir cette salle, les autres ne sont pas aussi bien équipées.

Il est 10h30. Je m'affale sur ce super lit, et la sage-femme regarde où en est mon col. 5 cm. 5 cm! Mais ça n'avance pas!!! Je desespère! Le monde s'écroule autour de moi, je ne vais jamais y arriver!!! A chaque contraction qui arrive je ferme les yeux mais je suis au bord de la panique, ensuite j'arrive à reprendre un peu le controle et à respirer, mais je sais que je ne pourrais plus maitriser ça longtemps. Patrice me donne sa main, je n'ai pas envie de la serrer, je le tiens doucement. Si je commence à serrer fort je ne pourrais plus me détendre pendant les contractions, tout mon corps va se contracter en même temps que ma main. Tout ça ne tient qu'à un fil, un fil très fin et très fragile, un tout petit fil... Si il se rompt, je vais perdre le moindre controle de moi, je vais me mettre à hurler, et je ne serais plus que douleur. Il FAUT que ce fil tienne! Je suis sur le coté gauche, je grimace, je pèse des tonnes, je ne peux plus bouger. Je ne suis pas bien installée, mais je ne peux pas bouger, je n'en ai pas la force, je suis paralysée par la douleur.

La sage-femme va voir si les résultats de ma prise de sang pour le péridurale sont revenus. Je crois qu'elle a pitié de moi. Ils sont là, elle apelle l'anésthésiste. Il est 10h40 quand il arrive. C'est celui que j'ai vu en consultation un mois plus tôt. il se souvient de moi. On me branche de partout, on m'a remit un monitoring, ça me gène, j'ai des éléctrodes sur le torse, un capteur sur le doigt. Il désinfecte mon dos, je suppose qu'il est sur le point de piquer quand une nouvelle contraction arrive, elle est différente des autres, elle fait encore plus mal, et... Un liquide chaud coule entre mes jambes. Je crois que j'ai dû gémir, j'ai mal. Je suis toujours sur le coté, j'essaye de soulever ma jambe, il faut que je fasse de la place à la tête du bébé. Je préviens la sage-femme que j'ai perdu les eaux, qu'il faut que je pousse! Il n'est plus temps pour la péri, on remercie l'anesthésiste. Une nouvelle contraction arrive, je pousse. C'est la panique autour de moi, elles ne sont pas prètes. Elles installent la table d'accouchement, me forcent à me mettre sur le dos (pourquoi?) et à avancer sur la table, placent mes pieds. La sage-femme se fait mettre ses gants, et elle me dit de pousser. Comme si je l'avais attendue. Je ne peux pas controler ça, il faut que je pousse, c'est vital, je ne controle rien du tout. La contraction passe. J'ai toujours mal. Patrice me dira plus tard qu'elle a gardé sa main autour de la tête du bébé, j'ai donc une tête de bébé plus des doigts qui m'écartèlent le vagin... Pas glop. La contraction suivante arrive, je pousse en bloquant ma respiration, tout en pensant que je ne devrais pas faire comme ça, que je force encore plus sur le périnée, je ferais mieux de souffler en poussant. Mais je ne controle pas. La contraction passe, la sage-femme m'exorte à continuer de pousser, après un moment d'incompréhension et d'hésitation je me remet à pousser, c'est dur de pousser pendant le moment de repos, je ne sais pas si j'y arrive ou pas. Une contraction arrive et je suis enfin certaine d'être efficace. Je crie! Ca fait mal, j'ai l'impression d'être complètement déchirée. Enfin mon bébé est là. Sur mon ventre. Tout bleu.

Nous sommes le 8 juillet 2008, il est 10h47. Mais tout n'est pas fini.

La sage-femme demande à Patrice si il veut couper le cordon, ce qu'il fait, et aussitôt le placenta arrive. Il a suivi le bébé de très près, il devait être déjà détaché, c'est sûrement pour ça que le bébé est bleu. Encore une fois elle est prise de court. Elle s'excusera même auprès de Patrice d'avoir coupé le cordon à sa place mais ça a été trop rapide pour qu'il le fasse. Alors qu'il l'a bel et bien fait!

Jaya est là, sur moi, elle reprend doucement une couleur normale. Elle pleure un peu, mais se calme vite. Je demande à la s-f si j'ai été déchirée. Elle ne sait pas, il faut qu'elle regarde. Elle commence donc à faire mes soins, et, miracle, je n'ai rien du tout! Je sens que ses mains tremblent. Je soulève Jaya pour la regarder sous toutes les coutures : elle n'a pas de tache de naissance. J'en suis heureuse. La femme qui m'a aidée à sortir de la douche s'avère être la puéricultrice. Elle me demande si je veux qu'on nettoie le bébé, ou au moins qu'on l'essuie. Je lui dis que non, et Patrice en profite pour dire qu'on ne veut pas d'aspiration, ni qu'on sonde notre fille. Elle accepte. Ouf. Merci Patrice, j'avoue que je ne pensais pas du tout à tout ça. J'en profite pour dire que je ne veux pas qu'on la baigne, non, même pas un nettoyage de cheveux, rien du tout. Et la pesée ne presse pas. Elle veut m'aider à mettre Jaya au sein, mais je refuse. Je leur dis qu'ils peuvent nous laisser seuls, on va se débrouiller. Elle tourne encore un peu dans la pièce et fini par partir. Nous voilà tous les trois, on peux enfin faire connaissance avec notre enfant. Jaya se rapproche de mon sein tout en tétant ses doigts. Je l'aide en la mettant au plus près de mon sein, mais elle n'est pas prète à téter. Elle prefère son pouce. A chaque fois qu'elle met mon sein en bouche elle le repousse de la langue en faisant la grimace.

La sage-femme, la puéricultrice et l'élève puéricultrice reviennent au bout d'un moment, regardent si je n'ai pas d'hémorragie. La sage-femme a été apellée pour une césarienne, alors elle ne peut plus attendre, il faut faire les soins du bébé. Pas de problème, il faudra bien que ça soit fait. Donc je leur tend ma puce. En faisant ça je me rend compte que ma puce n'est pas du format crevette, elle a l'air plutôt potelée. je leur dis qu'elle doit avoir un bon poids. La puéricultrice a l'air plutôt sceptique, ça serait un bébé dans la moyenne pour elle. Verdict de la balance : 3kg820! c'est moi qui ai raison. Elle la mesure, lui met les gouttes dans les yeux (zut, j'ai oublié de leur dire qu'on n'en voulait pas non plus!) et lui met une couche. Puis me rend mon trésor. Tout le monde repart. Patrice sort un moment, il envoie les sms à tout le monde pour annoncer la naissance, passe quelques coups de fil... Je suis seule avec ma Jaya... On se regarde, je l'admire. Elle fini par téter un peu, puis s'endort. Patrice revient, puis repart, en me laissant le téléphone qui n'arrète pas de sonner.
J'ai mes parents au téléphone, je leur annonce la naissance de Tinariko. Tinariko est leur 6ème petite fille! Une petite Jaya. Jaya est déjà une sacrée chipie, puisqu'elle aura attendu que ses grands-parents soient dans le train qui les emmène loin d'elle pour 5 jours pour pointer le bout de son petit nez.

Pour le reste le séjour à l'hopital s'est bien passé. Je suis restée 24h, puis je suis sortie, contre l'avis du pédiatre, mais avec le soutien des sages-femmes. Le retour à la maison s'est très bien passé. Patrice assure comme un chef à la maison. Il s'occupe de tout, d'Eloa et de Hina, comme du ménage. Je n'ai rien à faire, seulement m'occuper de jaya. C'est un bébé calme, qui ne réveille sa maman qu'une fois par nuit. C'est un amour. Ce sont tous des amours. Ce sont mes amours.
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carelle
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MessageSujet: Re: Récit de la naissance de Jaya   Lun 1 Déc 2008 - 2:13

Jaya a maintenant 4 mois, et si j'ai gardé un souvenir plutôt amer de cet accouchement je n'ai plus de regrets depuis que je l'ai revécu en rêve. Pas tout ce qui était contractions etc, mais l'arrivée de ma puce, les sensations olfactives qui accompagnent ce moment. J'ai à nouveau ressenti le toucher, l'odeur du bébé qui sort tout juste du ventre maternel, sa chaleur... Et le lendemain à mon réveil je me sentais tellement bien !

Je crois que j'attendais beaucoup de cet accouchement, j'aurais d'abord voulu le faire à la maison, mais personne ne pouvais(voulait) nous accompagner dans ce projet, alors par dépit j'ai fini à l'hopital. Encore une fois Patrice n'a été que spectateur, je n'ai pas trouvé la position pour me soulager, la sage-femme n'était pas assez présente... Et cette annonce: vous êtes à 3, alors que j'étais à 2 depuis un mois déjà. Puis vous êtes à 5, sous entendu vous hallucinez ma pauvre dame, vous pouvez pas encore sentir la tête, vous n'êtes pas sur le point d'accoucher. Quel désespoir à ce moment précis. Mais j'avais raison, j'aurais dû garder confiance en moi, 10 minutes après grand maximum elle était là.
Bref, même si sur le papier c'était pas mal, j'ai encore la sensation d'avoir subi mon accouchement et de ne pas avoir été vraiment actrice. A partir du moment où je suis arrivée à l'hopital je me suis mise en arrière plan, ce n'était plus moi qui prenait les décisions, je n'étais plus maitresse de la situation, j'ai l'impression de m'être mise moi-même en sourdine. J'ai accepté des positions (notemment lors du monitoring) qui ne me convenaient pas, et je n'ai pas eu la force nécéssaire pour reprendre le cours des choses ensuite. Je ne sais pas si je suis bien claire... Et puis ce monitoring qui a duré bien plus que nécessaire, alors qu'il ne captait plus rien...

Peut-on faire encore pire en terme de douleur pour un accouchement physiologique ? La première fois j'ai eu des contractions dans le ventre, j'ai cru que pire douleur n'existait pas. La seconde fois c'était dans les reins, et j'ai révisé ma position : c'est pire que le ventre. Cette fois-ci, forte de mes anciennes expériences je m'étais dis que je connaissais déjà les deux douleurs auxquelles je pouvais être exposée, et que forte de cela je pourrais peut-être mieux gérer la chose. Et voilà que je cumule les deux !!!!
Alors, la prochaine fois, ça sera quoi ?
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MessageSujet: Re: Récit de la naissance de Jaya   Lun 1 Déc 2008 - 11:22

félicitations pour cette naissance, même si ce ne fut pas celle que tu avais espéré! je connais aussi ce sentiment de "bon c'est pas mal, mais c'est pas encore ça!", je crois que j'en suis là moi aussi...
mais ce n'est pas si facile de savoir ce que nous voulons vraiment dans ces moments-là et c'est là que "L'ACCOMPAGNEMENT" prend toute sa valeur! c'est là toute la différence entre "être suivie par" une SF ou un gygy lors d'un accouchement et "être accompagnée par", je sais pas si c'est très clair?

en tout cas, pour moi l'essentiel est là, ensuite le lieu en lui-même de l'accouchement n'est pas si important à mes yeux, ça ne me dérange pas d'aller ailleurs si on me laisse ma liberté!
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annem
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MessageSujet: Re: Récit de la naissance de Jaya   Lun 1 Déc 2008 - 11:48

la prochaine fois, si prochaine fois il y a (t'en veux déjà un de plus ? Question ), sera encore différente mais pas forcément dans le sens du pire. tu accumules de l'expérience, et ton corps aussi. et le corps à une mémoire, il ne se laisse pas ravoir en général. c'est bien pour ça qu'aucun accouchement n'est pareil. et je comprends très bien ton amertume face à cette sensation de ne pas avoir été aussi active que tu l'aurais souhaité. c'est ce que je me tue à expliquer : tout le travail se fait en amont, pas le jour J. le jour J, ne comptent plus que les contingences externes, et si le travail d'assimilation de la douleur n'a été que partiel avant le jour en question, tout ressort parce que les conditions ne sont pas les meilleures. il faut être bétonnée à l'intérieur pour pouvoir faire face à ce qui nous agresse tant de l'intérieur que de l'extérieur. parce que c'est un jour où la moindre pécadille peut ce jour-là prendre des allures de bombe en parasitant tout le travail qu'on a fait sur soi avant. créer sa propre bulle de
force et de résistance intérieure est extrêmement difficile et je sais qu'on est pas toutes capables d'y arriver, mais tendre vers est déjà une bonne chose.
n'ait pas de regret carelle, tu as vraiment fait tout ce que tu as pu en fonction des contigences extérieures. et tu n'as pas été gâtée parce que tu as ressenti tes contractions dans le ventre et dans le dos, ce qui est vraiment difficile à gérer parce qu'on ne trouve pas de position qui soulage vraiment dans ces moments-là, et accueillir la douleur comme un guide quand on ne sait pas comment l'atténuer, c'est d'autant plus compliqué.
tu n'as pt pas eu l'accouchement de tes rêves, mais c'était le tien et tout ce que tu as ressenti pendant ces moment-là t'appartiennent. tes émotions sont des moments à toi que personne ne peut t'enlever, tu en as des positives et d'autres, négatives, prends-les comme elles sont et sers-t-en pour travailler sur toi-même. la douleur est bien souvent une question de ressenti, ce sont les émotions qu'on plaque dessus qui l'amplifie, alors travaille sur tes émotions, tu travailleras en même temps sur la douleur. cyclops
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