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 Quelques élèments de galénique florale

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bea
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Date d'inscription : 18/11/2006

MessageSujet: Quelques élèments de galénique florale   Mar 2 Juin 2009 - 23:57

Dessiccation des fleurs.
On soumet les fleurs à la dessiccation avec ou sans leurs calices; plusieurs de celles que l'on fait sécher avec leurs calices, comme celles de guimauve, de molène, etc., peuvent se sécher à l'air libre; on les étend sur des tamis. Les fleurs de tussilage, de nymphéa, doivent être séchées à l'étuve; sans cela, l'humidité que contient leur calice fait continuer la végétation de la fleur; elle perd sa couleur et ses propriétés.
Les fleurs dont on ne dessèche que les pétales, comme l'œillet, la rose, doivent être mondées de leurs calices et onglets, avant la dessiccation. On dispose les pétales sur des tamis, en couches très minces, dans un endroit où il y ait un courant d'air, et on a soin de renouveler les surfaces en les remuant avec les doigts, sans les comprimer ; les pétales du coquelicot exigent des soins particuliers; il faut, pour que cette fleur soit dans toute sa Lcauté, étendre les pétales sur un tamis, un à un, et les laisser sécher sans y toucher; ces pétales, d'un tissu très fin, contiennent abondamment de suc mucilagineux, et pour peu que deux ou trois pétales soient superposés les uns sur les autres , le suc glutineux les colle ensemble, la fermentation s'y établit, et la couleur rouge passe au noir plus on moins prononcé.
Les fruits se dessèchent de différentes manières, eu égard à leur nature et surtout à leur volume; les uns se dessèchent entiers; d'autres ne fournissent que certaines de leurs parties, comme leurs écorces ou leurs semences. Les fruits succulents, mais d'un petit volume, telles que sont les baies de berbéris, d'yèble, de l'épine, se dessèchent entiers, en les disposant en couches très minces sur des tamis, et les exposant à l'action d'un courant d'air; si le temps le permet, l'exposition aux rayons solaires en hâtant la dessiccation, ne peut qu'être avantageuse; si le temps est humide, il faut avoir recours à la chaleur d'une étuve ou d'un four chauffé modérément.
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Les fruits pulpeux et dont le suc est disposé à la fermentation, comme les raisins, les prunes, les figues, se dessèchent par le moyen du four ; on dispose ces fruits sur des claies d'osier et on les met dans un four dont la chaleur soit graduée de manière à les dessécher sans les cuire. Les écorces-de citrons, d'oranges, de grenades, sont détachées de leur fruit, avec la précaution de ne pas laisser de parenchyme du fruit adhérent à l'écorce; on les dispose sur des tamis ou des claies d'osier, et on les soumet à l'action d'un courant d'air.
Quelques semences se dessèchent seules et isolées de leurs pédoncules et de leurs enveloppes : les semences de psyllium, de grémil; d'autres sont soumises à la dessiccation, tenant encore à leurs tiges,’ afin qu'elles puissent arriver à leur perfectionnement complet; pour les semences des ombellifères, on coupe la sommité de la plante, on en fait de petits fascicules que l'on suspend avec une ficelle, ou dispose au-dessous des feuilles de papier pour recevoir les semences qui se détachent d'elles-mêmes pendant la dessiccation.
Les semences émulsives contenues dans des coques ligneuses sont soumises à la dessiccation avec ces enveloppes, les noix, les amandes, les avelines , après qu'on les a débarrassées du drupe charnu qui enveloppait la partie ligneuse ; on les expose au soleil sur des aires, ou, si la saison est pluvieuse, dans des chambres bien aérées.
Les semences émulsives, tirées des cucurbitacées, et les semences de tous les fruits pulpeux (les semences de coings exceptées) doivent être bien essuyées, pour enlever les parties de parenchyme qui peuvent y adhérer ; il est même convenable, dans les temps humides, de les mêler avec de la sciure de bois ou du son bien sec, a.vec lequel on les frotte, et de les laisser en contact pendant quelques heures. Non-seulement ces substances enlèvent le mucilage qui les accompagnait, mais elles se chargent d'une partie de leur humidité, et les disposent à une plus promptç dessiccation. On sépare, par le moyen du van et du crible, les substances étrangères, et on dispose
Les semences sur un tamis exposé à un courant d'air, ou
on les met dans une étuve chauffée modérément. Ces
semences ne doivent pas être exposées au soleil; on ne
les dépouille de leur enveloppe qu'au moment de les
Employer.
Les bois et les écorces se dessèchent à l'air libre ou par leur exposition au soleil. On peut suivre, pour leur dessiccation, les préceptes d'après lesquels on opère la dessication des racines.
Dessiccation des animaux et de quelques-unes de leurs parties.
On fait périr les cloportes et les vers de terre en les lavant avec du vin blanc; on les laisse bien égoutter et on les dispose en couches minces sur des tamis de crin, que l'on expose à la chaleur du soleil ou de l'étuve, jusqu'à ce qu'ils soient devenus secs et friables.
On dispose les cantharides sur le crin d'un tamis et on les couvre avec un papier ; on expose alors le tamis à la vapeur de l'alcool ou du vinaigre, qui fait périr ces insectes. On les dispose alors par couches légères sur des tamis que l'on expose à l'action d'un courant d'air, ou des rayons solaires. Si on était obligé d'avoir recours à la chaleur de l'étuve, il faudrait avoir soin de retirer de l'étuve auparavant les autres substances qui pourraient y être, à cause de l'odeur insupportable que répandent ces insectes en se desséchant.
Les vipères privées, comme il a été dit ci-dessus, de leur tête, dépouillées émondées, sont séchées en les suspendant dans un endroit exposé au soleil. On peut encore les sécher à l'étuve, ou dans un bain marie.
0n peut dessécher le blanc d'œuf, dans le temps où les œufs sont abondants, en l'exposant à l'air sur des assiettes. Il se réduit en une substance friable, transparente, ayant l'apparence du verre; on le met dans un bocal de verre ; lorsqu'on veut clarifier avec quelque liquide, on le met tremper dans l'eau froide; il se gonfle, et en quelques heures s'y dissout. On peut calculer qu'un gros et demi à deux gros de cette matière sèche, peuvent tenir lieu d'un blanc d'œuf de grosseur moyenne. Le sang des animaux peut également se dessécher de la même manière pour être employé à la clarification.
exposition des matières végétales sèches.
Toutes les matières végétales desséchées doivent être secouées sur des tamis de crin à mailles larges, et renfermées immédiatement après dans des boîtes de bois ou des barils, garnis intérieurement de papier, ou dans des vases de verres. On doit boucher soigneusement les vases qui les contiennent et les déposer dans des endroits secs; il faut les visiter au renouvellement de chaque saison, et les cribler trois ou quatre fois pendant le cours de, la chaleur , pour en séparer les insectes qui pourraient s'y trouver, ou les œufs que des insectes pourraient y avoir déposés.
Les racines, les feuilles, les tiges, les bois et les écorces se conservent très bien dans des boîtes de bois.
Beaucoup de fleurs peuvent également s'y conserver: le tussilage, le souci, le pied de chat, etc. ; mais les fleurs d'un tissu délicat et dont les couleurs sont fugaces, comme les fleurs de violettes, de bourrache, etc., demandent à être conservées dans des bocaux fermant exactement et enduits en dehors de papier noir, qui puisse intercepter lej rayons lumineux.
Les semences aromatiques doivent également se conserver dans des vases de verre.
Les semences farineuses et émulsives, peuvent se garder dans des boîtes de bois.

Durée des végétaux.
La durée des végétaux varie singulièrement, et les diverses parties du même végétal peuvent avoir une durée très différente.
Les racines molles, spongieuses, telles que celles de la chicorée, du pissenlit, sont très facilement attaquées par les vers, et ont de la peine à se conserver un an ; il vaut mieux en faire deux récoltes, l'une au printemps et l'autre à l'automne.
Les racines mucilagineuses de bryone, de guimauve 7 et plusieurs autres, peuvent se conserver deux à trois ans.
Les racines sous-aromatiques, telles que celles d'angélique, de persil, de fenouil, se conservent quelquefois deux ans; mais le plus prudent est de les renouveler tous les ans, parce que, malgré les soins les plus assidus, elles sont souvent attaquées par les vers.
Les racines aromatiques et résineuses, telles que celles du curcuma, galanga, etc., se conservent souvent pendant un grand nombre d'années sans altération.
La racine de jalap, quoique résineuse, est cependant très sujette à être vermoulue, mais on ne la rejette pas pour cela, et même on préfère, pour la préparation de la résine, celle qui se trouve dans cet état.
La plupart des feuilles doivent être renouvelées tous les ans; cependant quelques-unes peuvent se conserver plus longtemps.
Les feuilles mucilagineuses,-Belles que celles des malvacées, des molènes, de la bardane, de la pariétaire, etc., conservées avec soin, peuvent durer deux à trois ans.
Les feuilles de lierre terrestre, d'hysope, de mélisse, de menthe, peuvent durer deux ans; mais comme elles perdent beaucoup la seconde année, il vaut mieux les renouveler tous les ans.
Les feuilles de saponaire, de chicorée, de pensées sauvages, ne peuvent durer plus d'une année,
Les fleurs de la famille des composées, comme celles de souci, de pied de chat, peuvent durer deux à trois ans; mais la plupart des autres fleurs, telles que celles de buglosse, de mauve, doivent se renouveler tous les ans.
Les fruits mous, tels que les dattes, les jujubes, les raisins, ont de la peine à se conserver un an; il faut les visiter souvent, les cribler, et rejeter ceux qui sont atteints par les insectes.
http://books.google.fr/books?id=qKrK96gHpAAC&lpg=RA1-PA37&ots=V4xi95SnuP&dq=galenique%20conservation%20vertus%20fleurs&pg=RA1-PA24&output=text
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