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 Guérir les crevasses par la LLL

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bea
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MessageSujet: Guérir les crevasses par la LLL   Mer 28 Fév 2007 - 2:05

Janvier – Février – Mars 2005 Les Dossiers de l’Allaitement n°62

Cas cliniques ... cas cliniques
Soins des crevasses du mamelon dans les débuts de
l’allaitement par le colostrum et le lait maternel :
une solution à portée de main

Mme Katia Kauffmann-Huysmans, sage-femme, consultante en lactation IBCLC,
Infor-Allaitement Belgique. Stavelot (Belgique).

L’une des principales complications de l’allaitement, et ce,
dès le début de l’allaitement, est l’apparition de gerçures, crevasses
du mamelon allant parfois jusqu’au saignement, dont la
fréquence va de 90 % pour les douleurs modérées jusqu’à
25 % pour les plus extrêmes. La tétée est abordée avec appréhension
et si une solution n’est pas trouvée rapidement, il peut y
avoir abandon de l’allaitement. Bien sûr, l’industrie pharmaceutique
a apporté de nombreuses propositions de traitement,
mais outre qu’elles ne sont pas toutes ou toujours convaincantes,
elles amènent leur lot d’inconvénients secondaires,
l’inquiétude des mamans vis à vis d’un produit que le bébé va
ingérer n’étant pas le moindre.
Il y a une vingtaine d’années, à l’occasion de deux stages au
Congo, j’avais pu observer qu’en brousse, les jeunes mères
appliquaient régulièrement du lait sur les mamelons blessés, et
ce jusqu’à leur guérison. De retour en Europe, et en bonne
Européenne, j’ai fait confiance aux produits de l’industrie
pharmaceutique. Il y a deux ans, lors d’une formation en allaitement,
j’ai pu constater que l’usage du lait maternel en pansement
humide était suggéré, mais que peu de maternités
l’utilisaient en pratique jusqu’à présent, et seul le médecin qui
organisait des consultations de lactation en était un fervent
promoteur.
Ainsi, l’usage du colostrum et du lait maternel restait confidentiel,
limité dans sa diffusion par une sorte de discrédit
s’attachant à une pratique « non scientifique », non validée par
des études fiables, évoquant par sa simplicité plus les « remèdes
de bonne femme » qu’un traitement de bonne qualité, justifiable
par des recherches sérieuses, et recommandable à l’ensemble de
la profession. Méthode simple, directe, économique, elle
n’avait besoin, pour être validée, que d’en rechercher les justifications
scientifiques et d’en expérimenter avec rigueur les
modalités.

Crevasses du mamelon et douleurs

La lésion consiste en une effraction de l’épiderme, du
derme, allant parfois jusqu’au tissu sous-dermique, et même aux
lacis veineux, ce qui explique les saignements. L’effraction est
due à un étirement excessif de la peau fragilisée qui se déchire.
Ces crevasses peuvent entraîner une douleur intense qui devient
facilement source d’angoisse ; la mère hésite à donner le
sein, elle se crispe, l’éjection du lait se fait moins facilement ; il
y a risque d’engorgement, et aggravation de l’état du mamelon.
Le saignement éventuel, quand les lacis veineux ont été atteints,
achève d’affoler la maman, bien que le sang avalé par le
bébé ne représente pas un danger. Enfin, les crevasses sont des
portes d’entrée pour les infections.
Parmi les causes d’apparition directes des crevasses, tous les
auteurs insistent sur les points suivants :
· la mauvaise position du bébé, la traction asymétrique sur le
mamelon (tenir le sein en ciseaux entre l’index et le majeur,
appuyer sur le sein pour « dégager » le nez du bébé…), la préhension
imparfaite de l’aréole par la bouche du bébé arrivent en
tête ;
· une mauvaise hygiène, ou un excès de lavage du mamelon,
qui enlève le film gras protecteur de la peau, un séchage trop
vigoureux, parfois conseillé au sèche-cheveux, un excès de
pommade ;
· l’engorgement du sein, les troubles de vidange des canaux
lactifères suivent de près ;
· l’usage maladroit du tire-lait, une pression, une aspiration,
une durée inadéquate de la séance ;
· un frein de langue important du bébé ;
· le port de vêtements synthétiques ;
· enfin des mamelons plats ou rétractés compliquent la prise
en bouche par le bébé, et augmentent donc les tractions inopportunes
;
· le fait d’enlever directement le bébé du sein sans glisser un
doigt entre les gencives.

La cicatrisation en milieu humide

La cicatrisation est un processus naturel et spontané à condition
que la plaie soit dans un micro-environnement favorable.
Pendant de nombreuses années, on a recommandé aux mères
allaitantes de sécher le mamelon après la tétée, y compris au
sèche-cheveux. Ces conseils contrevenaient totalement aux
principes du pansement en milieu humide, qui est utilisé depuis
plus de 20 ans pour l’ensemble des plaies cutanées. « En effet,
la cicatrisation en milieu humide prévient la formation de
croûtes qui s’arrachent au moment de la tétée, interrompant
le processus de guérison. Deux sortes d’hydratation sont impliquées
dans ce processus : une hydratation interne, et
l’humidification de surface. La cicatrisation en milieu hydratant
préserve l’hydratation naturelle des tissus de l’aréole, permet à
la crevasse de se combler sans formation de croûte, et à la peau
de retrouver son état normal, souple et doux. » Le « pansement
idéal » serait donc celui qui retient une hydratation adéquate de
la plaie, mais ne serait pas toxique pour le bébé qui l’ingère,
n’irrite pas l’épiderme du mamelon, et ne doit pas être enlevé
avant la mise au sein. Il existe un produit idéal, accessible et
gratuit : le colostrum et le lait qui lui succède, tout simplement.
Les Dossiers de l’Allaitement n°62 Janvier – Février – Mars 2005
6

Caractéristiques du colostrum
et du lait maternel

Le colostrum est le liquide qui précède le lait. Sa sécrétion
débute en général vers le troisième trimestre de la grossesse et
se poursuit durant les sept jours qui suivent la naissance ; si ses
caractéristiques nutritionnelles sont différentes du lait qui va le
suivre, sa constitution physique est assez similaire. Notons
également que le lait de fin de tétée est plus riche et plus dense,
plus gras.
Lors de la formation des gouttelettes lipidiques dans les cellules
de la glande mammaire, une membrane (dérivée de
l'appareil de Golgi) vient entourer le futur globule gras. Cette
paroi est constituée de glycoprotéines, de phospholipides, de
triglycérides, de cholestérol et d'enzymes. Elle joue le rôle
d'émulsifiant, ce qui explique l’adhésivité du colostrum/lait
maternel en phase finale de tétée, si propice au comblement de
la crevasse et à sa cicatrisation.
Le lait humain contient encore des facteurs de croissance
épidermique (EGF), qui agissent sur la multiplication cellulaire,
et des facteurs anti-infectieux. Les oligosaccharides et les glycoconjugés,
sont des molécules glucidiques complexes qui
inhibent la fixation de très nombreux germes pathogènes. (Le
lait et les produits laitiers dans la nutrition humaine). Un pansement
constitué de colostrum ou de lait apporte donc de nombreux
facteurs anti-inflammatoires et immunitaires, ainsi que
des globules blancs et des facteurs de croissance épidermique,
tous éléments directement opérationnels sur un processus antiinfectieux
éventuel : c’est un véritable « parachutage » de protection
pour la plaie.
La protection de la crevasse étant acquise par l’étalement
des dernières gouttes de la tétée, il nous paraît essentiel que le
bénéfice du procédé soit prolongé par l’application d’un pansement
humide qui va conserver l’humidité du milieu et éviter la
formation d’une croûte. Il est donc clair que nous associons,
dans la pratique que nous allons décrire avec exemples ci-dessous,
l’utilisation du lait de fin de tétée qui comble les crevasses,
et le pansement humide, qui en optimise l’efficacité.

Mode d’emploi

A l’encontre de tout ce qui se dit (sauf rares exceptions)
mais en fonction de toutes les propriétés du lait maternel frais,
j’ai décidé d’appliquer des compresses de lait maternel sur les
mamelons, de préserver cette humidité, et de remplacer les
compresses à chaque tétée jusqu’à guérison. Lorsqu’une maman
signale une forte douleur, et après avoir objectivé une crevasse,
nous essayons d’extraire du lait de manière à pouvoir imbiber
un morceau de compresse stérile un peu plus grand que le mamelon
(pas nécessairement toute l’aréole) et maintenir cette
humidité. Nous utilisons une compresse de 5 sur 5 cm, et non
pas des compresses d’allaitement, qui provoquent parfois des
allergies. Une telle compresse est imbibée par 2,5 cc de lait.
Mais comment maintenir cette humidité localement, sans
débordement hors du mamelon ? Nous avions d’abord utilisé
des Opsite (pansement adhésif qui ne laisse pas passer les liquides,
mais permet une certaine aération), mais quelques rares cas
d’hypersensibilité et de lésions cutanées à l’enlèvement nous en
ont détournées. Par ailleurs, vu le prix élevé de ce matériel ,
nous avons essayé d’utiliser un simple film plastique à usage
culinaire pour isoler la compresse imbibée de lait, semble-t-il
avec des résultats identiques ; ce film plastique est, lui, tout à
fait imperméable, et les propriétés antivirales et antibactériennes
du lait semblent suffisantes pour arrêter les risques d’infections.
Ce pansement est changé plus ou moins toutes les 4 heures.
En principe, chaque fois que la maman allaite, on tire du lait et
on renouvelle le pansement (il ne nous est jamais arrivé de
dépasser 6 heures). Dès que la crevasse est cicatrisée (de 8 h à
3-4 jours), on suspend le pansement humide mais on termine
toujours la tétée en étalant du lait sur le mamelon, et on le
laisse sécher. A chaque changement de pansement (compresses
et film plastique), les règles d’hygiène les plus élémentaires
doivent être respectées (lavage des mains du personnel et de la
mère, ciseaux désinfectés, compresses stériles).
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bea
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MessageSujet: Re: Guérir les crevasses par la LLL   Mer 28 Fév 2007 - 2:05

En résumé :
1° objectiver la crevasse et la douleur ( voir échelle de la douleur)
;
2° revoir la position du corps et de la bouche du bébé ;
3° s’assurer de l’absence de mycose, d’autres infections virales
et microbiennes ;
4° par des massages du sein, essayer d’extraire du lait de fin de
tétée plus gras, pour en imbiber une compresse de 5 sur 5 cm ;
5° couper un film plastique de 7 sur 7 cm, et l’appliquer fermement
sur la compresse imbibée ;
6° la maman remet son soutien-gorge pour maintenir le tout ; à
défaut, nous maintenons l’ensemble avec du sparadrap anallergique
;
7° dans la mesure du possible, essayer d’alimenter le bébé avec
un seul sein par tétée, pour laisser plus de temps à l’autre pour
cicatriser ;
8° si les crevasses sont trop importantes et si la maman manifeste
trop d’appréhension, il pourra être nécessaire de tirer le lait
manuellement ou au tire-lait, durant 2 ou 3 tétées, de manière à
avoir un peu de lait en réserve à donner à la tasse ;

Peau normale avec
crevasses de différentes
profondeurs
Cicatrisation en milieu sec : la
croûte bloque la régénération,
la couche basale s’enfonce
Cicatrisation en milieu hydratant :
la sérosité protégée permet une
migration rapide des cellules

9° changer les compresses au moins toutes les 4 heures le jour,
toutes les 6 heures la nuit, sauf si le bébé se réveille plus tôt et
réclame le sein, puisque nous pratiquons la cohabitation dans le
service où je travaille.

Conclusions

Pendant longtemps, on a recommandé de bien sécher les
crevasses. On avait cependant remarqué que la cicatrisation à
sec engendrait des croûtes dont l’arrachement à la tétée prolongeait
les douleurs et entraînait un cercle vicieux : crevasses –
douleur – cicatrisation retardée, ce que l’application d’un pansement
humide bien contrôlé pouvait éviter. Enfin, des observations
disparates, d’une part dans des populations qui n’avaient
jamais abandonné l’allaitement et qui bénéficiaient d’une
transmission traditionnelle des connaissances, d’autre part chez
certaines praticiennes isolées, semblaient avoir montré les propriétés
protectrices et cicatrisantes du lait maternel. Notre travail,
purement empirique, n’a consisté qu’à rationaliser ces
pratiques et à en chercher les règles et limites.
Pour être exhaustif, une analyse de la transformation du lait
maternel laissé en place sur le mamelon, avec en particulier une
évaluation de la durée d’action des principes protecteurs et
régénérateurs, serait la bienvenue, mais elle est du domaine
d’une recherche en laboratoire, hors de notre portée.

Bibliographie
· L’alimentation infantile - bases physiologiques. Bulletin de
l’Organisation Mondiale de la Santé, supplément au volume 67,
année 1989, sous la direction de James Akré. La lactation,
chapitre 2.
· Le lait humain sous contrat. Les Dossiers de l’Allaitement
2002 ; 50 : 3-4.
· Le traitement des gerçures aux mamelons chez la femme qui
allaite. D Lafontaine et L Gauthier, pharmaciennes. Québec
Pharmacie 2003 ; 50(4).
· Mamelons douloureux – Nouvelle approche d’un vieux
problème : le point de vue d’un dermatologue. S Huml, consultante
en lactation. Practising Midwife 1999 ; 2(2).
· Le lait et les produits laitiers dans la nutrition humaine.
Collection FAO : Alimentation et nutrition n°28. Collection
FAO : Alimentation et nutrition n° 28 ISBN 92-5-20534-6 .

Présentation de cas

Mme V, primipare, accouche spontanément et par voie
basse à 39 semaines, sous péridurale. Son petit garçon pèse
3190 g. Le premier jour, tout semble bien se passer. Le lendemain
de la naissance, le bébé est gémissant, son teint est gris. Le
taux de CRP (protéine C réactive) est de 2,9 mg/l. Une perfusion
d’antibiotiques est posée, et le bébé est hospitalisé dans le
service de néonatalogie de la maternité. Le soir, des crevasses
bilatérales sont constatées sur les mamelons maternels, avec une
douleur cotée à 7/10 par la mère. Le bébé n’ouvre pas assez la
bouche. On propose à la mère d’appliquer des compresses de
lait maternel avec mise au sein à la demande, mais un sein par
tétée en alternance.
Pendant le second jour, l’enfant reçoit 4 tétées au sein gauche
; la situation s’est déjà nettement améliorée, il reste une
petite fissure, douleur cotée à 4, on continue les compresses. Il y
a eu 3 tétées au sein droit, la douleur est cotée à 5, on continue
les compresses et on utilise un bout de sein pour les tétées. A
J3, le mamelon gauche n’est plus douloureux, la mère applique
une goutte de lait en fin de tétée. Il reste une fissure sur le mamelon
droit, douleur cotée à 3 ; de ce côté, on poursuit
l’application de compresses de lait, l’utilisation d’un bout de
sein pendant la tétée, et on revoit avec la mère les positions
d’allaitement. L’enfant prend toujours un sein par tétée. A J4,
douleur cotée à 2 au niveau du mamelon droit ; on cesse
l’application de compresses, et la mère étale une goutte de lait
de fin de tétée. Elle change la position d’allaitement à chaque
tétée. A J5, les mamelons sont encore légèrement sensibles,
mais sans aucune comparaison avec le premier jour, et la mère
est très contente.[/b]
_________________
mère de 2 filles nées le 13 février 2004 et le 4 avril 2006
www.lllfrance.org


Mme L, primipare, accouche spontanément et par voie
basse à 40 semaines sous péridurale, d’un garçon de 3190 g. La
mère est rousse, et semble avoir la peau très fine. Le premier
jour, tout semble bien se passer, l’enfant prend le sein avec un
bout de sein (le mamelon ne ressort pas). A J1 apparaît une
crevasse au sein droit, douleur cotée à 4 par la mère. On
n’arrive pas à obtenir du colostrum, et un tulle gras plus film
plastique est appliqué et remplacé 6 fois sur la journée. A J2, on
constate des crevasses aux deux seins.
On met le bébé au sein, un sein par tétée, 3 fois par côté sur
la journée. On parvient à extraire à la main assez de colostrum
pour imbiber une compresse. Il y a du sang dans la téterelle en
début de tétée, une fois des 2 côtés mais la mère met quand
même son bébé au sein. La douleur n’augmente pas. Après
chaque tétée, on remet des compresses de lait maternel des 2
côtés. Les mamelons cicatrisent entre 2 tétées au même sein, et
la douleur est cotée à 2. A J3, la mère met son bébé au sein
avec un bout de sein, un sein à la fois. A J4, on suggère à la
mère d’essayer de faire sortir le mamelon avant de mettre son
bébé au sein ; elle y arrive à gauche ; à droite, elle continue à
utiliser le bout de sein. On termine la tétée par une goutte de
colostrum. A J5, les mamelons sont guéris, la mère conserve la
téterelle à droite. Dans ce cas, nous avons été très surprises de
voir la vitesse à laquelle les crevasses cicatrisaient : 8 h après
avoir eu du sang dans la téterelle, la plaie n’était plus visible !!!

Mme E, secondipare, a allaité pendant 8 mois son premier
enfant. Elle accouche par voie basse sous péridurale à 41 semaines
d’un petit garçon de 3470 g. L’allaitement semble bien
se passer pendant les 2 premiers jours. A J3, les tétées deviennent
douloureuses (douleur cotée à 9 par la mère). Les seins
sont congestionnés, mais encore souples, les mamelons sont
irrités. Un essai de massage pour extraire manuellement du lait
est fait, mais s’avère trop douloureux ; l’utilisation d’un tire-lait
est aussi douloureuse. La mère prend 2 comprimés de paracétamol,
et on applique du tulle gras sous film plastique sur les
mamelons. Deux heures plus tard, une nouvelle tentative de
massage des seins permet d’obtenir 120 ml de lait, et on applique
des compresses de lait maternel.
Pendant le 4ème jour, la mère tire son lait pendant la journée.
Le soir, on essaie de mettre le bébé au sein, mais on constate
alors qu’il est mal positionné : la mère est assise, et le bébé n’a
pas le corps assez plaqué contre celui de la mère : on le repositionne,
et la prise de sein est bien meilleure. La douleur est alors
cotée à 6. On poursuit les compresses de lait maternel. A J5, la
douleur est cotée à 2 au sein droit, le sein gauche n’est plus
douloureux. On poursuit les compresses de lait maternel uniquement
sur le sein droit. La mère met son bébé au sein ou tire
son lait avec un tire-lait à sa convenance. Elle poursuivra
l’application de compresses de lait maternel pendant encore une
journée. Après sa sortie, elle était prévenue qu’elle pouvait se
représenter au service en cas de problème, mais n’est pas revenue.

Mme D accouche de son 3ème enfant sous péridurale à 40,5
semaines. Elle a allaité pendant 7 mois son premier enfant. Sa
petite fille pèse 2860 g. Le bébé prend 6 fois le sein pendant le
premier jour, tout semble bien se passer. Le lendemain, le bébé
est somnolent, du colostrum est donné à la tasse. La mère reçoit
beaucoup de visites, le bébé passe de bras en bras, il pleure
beaucoup le soir, la mère s’énerve. La prise du sein n’est pas
correcte, et la mère signale une douleur cotée à 4.
On modifie la position du bébé au sein, et on applique des
compresses de lait maternel. Pendant le 3ème jour, la mère
s’estime soulagée, on continue les compresses pendant encore
24 h, en les changeant à chaque tétée. A J4, tout est rentré dans
l’ordre.[/b]
_________________
mère de 2 filles nées le 13 février 2004 et le 4 avril 2006
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annem
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MessageSujet: Re: Guérir les crevasses par la LLL   Mer 28 Fév 2007 - 16:55

ben oui, j'ai toujours vu les pansements au lait maternel aider la cicatrisation, même en milieu humide, et bien mieux marcher que le milieu sec, surtout quand il s'agissait de crevasses sur les seins et bien que ça allait à l'encontre de tout ce que le milieu médical préconisait.... je suis bien contente qu'on ait enfin une véritable étude qui le prouve.
je ne sais pas combien de fois j'ai utilisé mon lait sur les bobos d'ethan (coupure, griffure, cailloux... quand on se ballade dans la nature on a rarement de quoi désinfecter en cas de chute mais on a toujours du lait à portée de main... Wink ). ça a toujours cicatrisé extrêmement vite.

annem ^_^/
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MessageSujet: Re: Guérir les crevasses par la LLL   Mer 28 Fév 2007 - 17:22

Voici un autre article écrit sur mamans musulmanes, extra
soigner avec des compresses de lait maternel à changer toutes les deux heures. Tu imbibes une compresse de ton lait et tu la poses sur la crevasse, tu peux recouvrir avec du film alimentaire plastique. (étirable) ça cicatrise plus vite, sans former de croûte et ça réduit la douleur. N'hésite pas à bien mouiller la compresse, c'est le principe de la cicatrisation en milieu humide qui préserve l'hydratation interne.

Pour la cause de cette crevasse, attention à la position, les autres causes possibles auxquelles je pense sont: une poussée dentaire qui fait que ton bébé tète mal ou une candidose. ou encore une confusion sein-tétine si ton bébé a pris un ou des biberons, ou tétines récemment.


Critères indiquant une position correcte et une succion efficace
Les critères suivants aideront une mère à déterminer si oui
ou non son bébé est correctement mis au sein et tète
efficacement.

Position (pour la position assise classique ou couchée
sur le côté)
1. La mère est à l'aise, bras et dos soutenus
2. La mère ne se penche pas sur son bébé
3. Dans la position assise, le bébé est estomac contre
estomac, genoux contre Vautre sein de la mère.
4. Le bébé est plaqué contre sa mère. 5. L'oreille, l'épaule et la hanche du bébé sont sur une
ligne droite.
6. La mère tient son sein pouce au-dessus, les autres
doigts au-dessous.

Prise du sein
1. La mère attend que son bébé ouvre grand la bouche
comme lorsqu'il baille.
2. Elle met alors son bébé au sein d'un mouvement
rapide du bras. Ses lèvres doivent être au moins à 2
ou 3 cm au-delà du mamelon.
3. Le menton et le nez du bébé touchent le sein pendant
toute la tétée.
4. Les lèvres du bébé sont retroussées et détendues.
5. La langue du bébé est en gouttière sous le sein. (La
mère peut retrousser doucement la lèvre inférieure du
bébé pour le vérifier.)
6. La tempe et l'oreille du bébé bougent au rythme de la
succion.
7. Le bébé avale toutes les 1 à 2 succions après le réflexe
d'éjection du lait (il peut y avoir plusieurs réflexes
d'éjection pendant une tétée). La mère devrait entendre
des déglutitions toutes les 1 à 2 succions pendant 5 à
10 minutes de chaque côté à chaque tétée. Vers la fin
de la tétée, les déglutitions ne surviennent plus que
toutes les 4 à 5 succions.
8. Une fois la montée de lait bien établie, le bébé
mouille au moins 6 à 8 couches par jour (ou 5
changes complets), les urines sont très claires.
Pendant la période néonatale, le bébé fait souvent 2 à
5 selles par jour. Pour se rendre compte de ce qu'est
une couche bien mouillée, vous pouvez suggérer à la
mère de verser 60 ml d'eau sur une couche sèche pour
la comparer avec celle du bébé.
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MessageSujet: Re: Guérir les crevasses par la LLL   Mer 28 Fév 2007 - 17:24

Et pour les périnée il n'y rien de mieux. En cas de petite éraillure ou de déchirure, tu mets ta main en coupelle quand tu faire l'éjection et tu pose sur le périnée, ça fait des "miracles"
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PGerard
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MessageSujet: Re: Guérir les crevasses par la LLL   Mer 4 Jan 2012 - 17:07

C'est vrai que les crevasses constituent une source de gène pour une mère qui allaite.
En ce qui concerne la méthode des mamans musulmans, est-ce qu'on peut faire avec les compresses d'allaitement classiques, c'est-à-dire, ceux que l'on peut trouver sur le marché?
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MessageSujet: Re: Guérir les crevasses par la LLL   

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Guérir les crevasses par la LLL
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